>> "It's Funny" diffusé sur l'excellente émission Kfuel - Canal B à Rennes :
"Dans le sillage des prometteurs Headwax, voici un nouveau groupe originaire de Toulouse formé par des musiciens qui jouent ou ont joué dans : Headwax, A very old ghost behind the farm, Xnoybis, Messieurs de Fursac, Kronk. Musicalement, Shellac, The Conformists et Scul Hazzard parrainent ce premier ep. Le chant manque encore de spontanéité mais l’instrumentation est déjà bien en place. Le groupe existe depuis juin et l’hypothèse selon laquelle le festival African Tape a joué un rôle d’accélérateur dans la création du combo n’est sans doute pas totalement erronée. Un groupe à suivre de très près car il est rare d’écouter une formation de ce niveau seulement 6 mois après ses premières répétitions."
>> "Marangoni" diffusé sur la non-moins excellente émission Noise R'Us et notre 1ère chronique par Ukhan Kizmiaz sur le blog Radiokultura Noise R'Us :
Il aura fallu attendre ce dernier jour de janvier pour que l’on vous parle un peu plus avant de cet intriguant EP de PYLONE. Pourtant, avec le CV des protagonistes, fallait pas s’inquiéter outre-mesure … m’sieu-dames, on va faire dans le solide !
Comme teaser (oui, nous aussi, on suit la mode… elle est toujours devant de toutes façons), vous avez eu droit un Télégraphe fort àpropos de notre vénérable taulier. Et c’est vrai qu’entrevoir Messieurs de Fursac et Headwax dans le même topic, ça donne envie d’en savoir plus. En fait, Pylone a tout du super-groupe, super-confidentiel (oui, pour vous les connaisseurs/suiveurs (?)) puisque l'on retrouve des membres qui gravitent ou ont gravités par A very old ghost behind the farm et Xynoybis en plus de deux précités.

Pour ceux qui n’ont pas suivis, Messieurs de Fursac ont sortis en 2008 un album de post-rock bien intéressant. En effet, ils ont sentis bien à l’avance ce qui allait se passer (fin 2009 – début 2010), à savoir le désintérêt croissant pour un genre qui aura brillé une petite dizaine d’années et vivoté une petite dizaine d’autres. En même temps, c’était couru d’avance ouvrir un tiroir pour y mettre pêle-mêle tout un tas de groupes instrumentaux qui parfois avaient des aspirations complètement opposés. Si on avait pu comprendre les démarches d’un Gastr del Sol, d’un Slint, Goodspeed you black Emperor ou d’un Talk Talk, on s’interrogeait déjà à propos de Mogwai ou Explosion in the sky. Que dire de ces deux ou trois dernières années où l’on a vu n’importe qui pour parfois n’importe quoi (sic) se fondre dans ce grand bac-foutoir à disques.
Messieurs de Fursac avaient réussi avec leur album éponyme à « sonner » comme la plupart des groupes précités et à rendre un cachet « historique » à leur univers. Reculer pour mieux sauter.
Headwax a eu nos faveurs en cette fin 2011, pour son incursion sérieuse et respectueuse dans le noise-rock made in France des nineties. Et il semble bien que Pylone va suivre la même voie. Quoi, encore un revival me direz-vous, oui, il y a un peu de ça à l’écoute de ce trois-titres en même temps que l’on perçoit une volonté, une tension plus lourde (sans que cela ne sonne métal). Vous l’aurez compris, Pylone regurgite une bonne vingtaine d’années dédiée à la chose bruitiste et s’égare tant du côté de chez Sloy que dans la boue des trop méconnus cARN, une guitare quasi psyché en plus.
« Marangony » a tout d’un classique absolu… un titre juste diablement habité. Ces slides sur le manche apportent la caution ouvrière souhaitée. 4 minutes et 19 secondes pour planter le décor, le vivre, le suer et en redemander aussi sec. Oui, la scène française n’a jamais autant regorgé de groupes au talent exalté, même si un bon paquet d’entre eux rentrera rapidement dans le rang ou dans l’oubli. Ce ne sera assurément pas le cas de Pylone. Et de leur souhaiter que le premier album puisse s’appuyer sur une production moins chiche.
À l’heure où Thurston Moore se prend les pieds dans la harpe et le tapis de violons de son Demolished thoughts, sous le parrainage paresseux de Beck, on aime se tourner sans crainte vers une saveur connue, certes, mais toujours aussi revigorante.
Ukhan Kizmiaz